10 Nov

Vendre demain !

Outre – ou plutôt à cause de – la crise sanitaire, PME, TPE et autres startups doivent aujourd’hui affronter une double crise économique et sociétale.

Economique, parce que les mesures prises pour lutter la pandémie ont entraîné à l’échelle planétaire, la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale ; et si certains acteurs globaux, comme les GAFA, ont largement sur profiter de la situation, la majorité des petites structures en ont souffert … et vont encore en souffrir durablement.

Sociétale également, parce que pour beaucoup de citoyens – et notamment bon nombre d’influenceurs – la crise a constitué comme un électrochoc : lassés d’une consommation effrénée, ils s’orientent vers des attitudes plus responsables, plus respectueuses des ressources naturelles, mais aussi des individus, et notamment de ceux qui fabriquent les biens qu’ils achètent.

Et partant de là, PME, TPE, startups se retrouvent écartelées entre deux « réalités » : renouer rapidement avec développement et bénéfices, juste pour … survivre ; et construire de nouveaux business models, en ligne avec les nouvelles évolutions et aspirations sociétales – stratégie certainement gagnante sur le long terme … à condition de tenir jusque-là !

Deux tendances non nécessairement incompatibles … mais hélas, bien trop souvent, le court terme prime sur tout le reste, et les entreprises vont privilégier un retour rapide au « business as usual », sans nécessairement se préoccuper, ni de la casse – pour l’environnement, pour les collaborateurs, etc. –, ni du risque de s’obérer un meilleur avenir.

Dès le début du confinement, sont apparus très nombreux guides pratiques privilégiant systématiquement la première voie : pour booster au plus vite son chiffre d’affaires, LA solution, c’est l’influence marketing, l’inbound marketing, l’attribution marketing, le marketing automation, le digital en général et les réseaux sociaux en particulier, le growth hacking et un opportunisme débridé sans limite, etc.

En fait tout un catalogue de solutions plutôt banales et parfois éculées, revisitées à la sauce Covid-19 pour coller au plus près à l’actualité. Mais aucune réelle prise de recul par rapport aux nouvelles attentes des citoyens, et notamment les plus jeunes, les plus soucieux d’un avenir meilleur.

Pourtant ces derniers moins, ne sont pas réellement apparues, mais ce sont confirmées, et profondément ancrées, des modifications comportementales lourdes dans de nombreux secteurs.

Dans l’alimentaire par exemple, la chute de la consommation de viande s’est largement amplifiée pendant et après le confinement, tout comme celle de cosmétiques : les citoyens à la fois aspirent à une vie plus « naturelle », à la fois rejetant le gaspillage des années passées et privilégiant chaque fois que possible les circuits courts et de proximité.

D’où également une résistance accrue à l’obsolescence programmée – et un mépris grandissant pour les marques soupçonnées de la pratiquer – voire au « simplement inutile », pouvant aboutir à une remise en cause d’une mode jugée futile et destructrice : car à quoi bon gaspiller les ressources de la planète pour rester dans la « tendance » ?

Certaines marques, certaines entreprises – des PME locales aux multinationales – ont pris de l’avance sur leurs concurrents en œuvrant pour le bien collectif : la MAIF dans l’assurance, la CAMIF dans la VAD, mais aussi Danone ou Carrefour pour l’alimentaire … Tous s’étaient lancés « avant », mais la crise a boosté leur action et les positionne en première ligne pour le « monde d’après ».

Grandes ou petites, les entreprises doivent se définir une mission respectueuse de la planète et de ses citoyens – dont bien sûr leurs clients et leurs collaborateurs : il leur faut désormais conjuguer responsabilité et profitabilité.

Comment y parvenir ? Quelles solutions développer ? Comment conjuguer survie à court terme et vision responsable à plus long terme ? Ces questions, nous les avons posées à un panel d’experts, nous vous livrons ici leurs réponses.