28 Fév

Personal Branding : on n’a qu’une vie

Les experts établissent souvent une nette distinction entre médias sociaux « grand public », comme Facebook, et médias sociaux B2B, de LinkedIn où ils déposent leur CV et rédigent quelques papiers à l’attention de potentiels prospects, à Twitter qui leur permet de pousser les dits papiers vers d’autres cibles.

Certains posent problème, comme YouTube, où se côtoient contenus techniques et vidéos drolatiques ; et parfois même Facebook, puissant pour relayer des points de vue professionnels … mais aussi des photos de fête entre amis et collègues.

Et certains vont même jusqu’à se créer deux profils, l’un pro et l’autre privé : vaste – et double – erreur !

La 1ère, parce que si la nature n’a pas horreur du vide, les socionautes, eux, si : ils n’aiment pas les « trous » dans la vie des autres, et soyez sûr que si vous camouflez vos petites fêtes entre copains dans un profil privé bien distinct de votre profil B2B, il y aura toujours un petit mail – ou un chasseur de têtes – pour faire le lien. Effet garanti !

La 2ème est qu’élaguer sa communication professionnelle de « chaire » humaine, revient in fine qu’à distiller un discours juste … ennuyeux – pour ne pas employer un terme plus cru.

La première étape suivant la signature d’un contrat est bien souvent un déjeuner au restaurant où l’on parle bien souvent de tout … sauf travail !

Dans L’erreur de Descartes, le neuropsychologue António Damásio souligne que raison et émotions procèdent de la même zone de notre encéphale : impossible de raisonner correctement en se coupant totalement de ses émotions, contrairement à ce que nous enseigne la philosophie classique.

Certes, mieux vaut éviter des prises de position politiques trop radicales ; mais s’engager pour une grande cause – en relayant par exemple la communication d’une ONG – ou s’enthousiasmer pour une œuvre artistique permettent bien souvent de s’attacher des lecteurs et de marquer sa différence par rapport à une concurrence trop désincarnée.

Sur mon blog personnel, je parle parfois des concerts rock auxquels j’assiste encore assez souvent et des artistes que je découvre ; et il n’est pas rare de nouer ensuite des contacts dans des soirées professionnels avec des gens qui partagent mes goûts musicaux … en plus d’une certaine expertise marketing.

C’est ça, la vraie vie, et les réseaux sociaux n’y changent rien : ils se contentent de faciliter les contacts et fluidifier la circulation de l’information.

1 Comment

  • Clair Ruben
    3-18-18 3:42
    Répondre

    L’article a un ton véridique. Les réseaux sociaux font intégralement partie de notre vie actuelle.

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