06 Fév

Les algorithmes, premiers pas vers la dictature ?

Les médias sont bien peinés : Facebook est en train de revoir son algorithme pour réduire significativement la part qui leur est accordée au sein de la timeline des socionautes – prétexte : lutter contre les fake news, comme si c’étaient les médias traditionnels qui en colportaient le plus !

Zuckerberg a déjà fait le coup aux marques, diminuant considérablement leur visibilité sur même timeline au prétexte de ne pas trop harasser les malheureux internautes – et au passage, pour obliger les annonceurs à cracher au bassinet.

Tant qu’il s’agissait de marketing, la presse s’en moquait royalement ; maintenant que c’est son tiroir-caisse qui est visé … ça change la donne.

Les algorithmes sont les rois du Web : ceux de Google classent les résultats de nos requêtes selon un efficace principe d’autorité … enfin, classait, car aujourd’hui, il y a un peu de tout dans l’algorithme de Google, qui présente une furieuse tendance à favoriser ses partenaires commerciaux.

Quoi qu’il en soir, où en est notre libre arbitre – le nôtre, à nous consommateurs et citoyens : les GAFA – et les autres rois du Web – pensent pour nous … mieux que nous ?

Arrive un moment où Orwell passe pour un doux rêveur : Big Brother était un tyran … mais il ne s’en cachait pas vraiment !

Google, Facebook agissent pour notre plus grand bien, notre plus grand confort ; demain, avec Google Home et autres Amazon Alexa, on ne nous laissera même plus vraiment de choix : ces assistants vocaux nous dicteront notre conduite.

Historiquement le PageRank, le tout premier algorithme de Google qui nous simplifia tant la vie, constitue le 1er pas dans l’intelligence artificielle : car après tout, n’oublions pas que l’AI n’est qu’une somme, plus ou moins heureuse et pertinente, d’algorithmes.

Dire que le jour où les internautes ont commencé à plébiscité Google, le Web a fait un 1er pas vers une nouvelle dictature, qui se renforce chaque jour … ne constitue pas l’esquisse d’une dystopie : juste une triste réalité.

Réduction de notre libre arbitre d’un côté, et désinformation de l’autre – car jamais Facebook ne luttera conter des Fake News qui augmentent sa fréquentation : voilà donc le futur que nous préparent les médias sociaux.

Sans que nous ne nous rébellions réellement, hélas !

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